L’ouest du Ghana est sous tension depuis l’assaut spectaculaire d’un comptoir d’or par un commando armé, le 30 juillet dernier. Six hommes lourdement armés ont semé la terreur à Teleku Bokazo, dans la région minière de l’Ouest, avant d’être pris en chasse par les forces de l’ordre. Bilan : un assaillant abattu, deux civils blessés, et une traque toujours en cours.
Tout commence vers 17h30, lorsqu’un groupe de braqueurs, armés d’AK-47 et de machettes, fait irruption dans le magasin d’achat d’or géré par un certain Essama. L’attaque est rapide, violente. Les alertes sont lancées immédiatement. La police ghanéenne, mobilisée en urgence, engage la poursuite en direction de la communauté voisine de Salman. La cavale vire à l’affrontement armé.
Lors de l’échange de tirs, l’un des suspects, Abdul Rahman, 34 ans, est grièvement blessé. Transporté en urgence à l’hôpital St Martin De Porres d’Eikwe, il succombe à ses blessures. Avant de mourir, il livre une information clé : le nom d’un complice. Quelques heures plus tard, le 1er août, Mohammed Adamu, 25 ans, est arrêté et placé en garde à vue.
Dans leur fuite, les malfaiteurs ont abandonné un arsenal dans la brousse : deux fusils AK-47, neuf munitions, deux cartouches BB, et des clés de moto. Un butin inquiétant qui témoigne du niveau d’organisation du groupe.
Deux membres du personnel du comptoir ont également été touchés lors de l’attaque. Samuel Appiah, 29 ans, et Kwamena Nkrumah, 45 ans, blessés tous deux à la cuisse, sont actuellement hospitalisés.
L’opération de recherche se poursuit. Quatre braqueurs restent activement recherchés par la police, qui assure que « tous les auteurs seront retrouvés et traduits en justice ».
LFL







