Les pavés d’Istanbul résonnent ce mois d’août, d’un accent ivoirien. Dans les couloirs de l’Université Galatasaray, Mme Euphrasie Kouassi Yao serre des mains, sourit, écoute. Devant elle, recteurs et chercheurs turcs esquissent déjà des projets communs : un Master sur le genre, la paix et l’eau, et le lancement international de la campagne mondiale « CREA-PAIX 2025-2026 ». « L’éducation et la paix parlent toutes les langues », glisse-t-elle, le regard déterminé.
Quelques jours plus tard, à Ankara, le ton se fait plus institutionnel. Face à Mme Süreyya Erkan, directrice générale de la Condition féminine, l’ex-ministre ivoirienne défend l’expérience de son pays : « En Côte d’Ivoire, nous avons prouvé que l’égalité femmes-hommes n’est pas un luxe, mais une condition du progrès ». Les échanges aboutissent à un engagement concret : renforcer ensemble les politiques de lutte contre les violences basées sur le genre.
Dans la capitale turque encore, au siège du SESRIC, Mme Yao pose un jalon stratégique : un partenariat en préparation entre la Chaire UNESCO qu’elle dirige et ce centre international, pour étendre la formation et la recherche sur le leadership féminin dans tout l’espace islamique.
Derrière cette diplomatie patiente, une conviction forte : faire rayonner la Côte d’Ivoire comme une voix de paix et d’égalité sur la scène mondiale. « Les partenariats solides, ancrés dans le respect et la confiance, sont le socle d’un monde plus juste », affirme-t-elle, avec cette assurance qui transforme une visite diplomatique en un acte de leadership.
LFL








