Alors que l’Alliance fleuve Congo (AFC) dénonce de nouvelles exactions de l’armée congolaise près de Goma, l’EAC et la SADC redoublent d’efforts pour tenter de freiner l’escalade.
Dans un communiqué, l’AFC affirme que les FARDC, appuyées par des milices alliées, ont mené dans la nuit du 25 août des incursions à Kibati, Munigi et autour de Goma, causant la mort de civils. Le mouvement rebelle dénonce des « crimes de guerre » et accuse Kinshasa de multiplier les procès expéditifs et condamnations à mort, qu’il qualifie de « parodie de justice ».
Sur le terrain diplomatique, les chefs d’État de la SADC et de l’EAC ont fusionné leurs mécanismes de médiation dans un secrétariat conjoint basé à Addis-Abeba, tout en condamnant la désinformation autour de leur mission en RDC. Mais la tension reste vive : Kinshasa a rejeté la nomination d’un consul kényan à Goma, dénonçant toute tentative de légitimer l’occupation de la ville par l’AFC/M23.
Entre accusations croisées et manœuvres diplomatiques, l’est de la RDC demeure pris au piège d’un conflit où la population civile continue de payer le prix fort.
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