Une délégation onusienne conduite par Yacoub Ali El Hillo, Directeur Afrique des Nations Unies, a séjourné trois jours dans la capitale burkinabè. Objectif : apaiser les tensions et réaffirmer la coopération, quelques semaines après l’expulsion de la Coordonnatrice résidente de l’ONU.
Ouagadougou a accueilli cette semaine une mission de haut niveau des Nations Unies, conduite par le Directeur régional Afrique, Yacoub Ali El Hillo. Après 72 heures de consultations, la délégation onusienne a été reçue mercredi par le Premier ministre burkinabè, dans un contexte marqué par la récente expulsion de Carol Flore-Smereczniak, ex-Coordonnatrice résidente de l’ONU, accusée par les autorités d’avoir publié un rapport « mensonger » sur la situation des enfants.
« Nous avons mené une mission de trois jours, conclue par une visite cordiale auprès du Premier ministre », a indiqué M. El Hillo, soulignant des échanges « constructifs » avec le gouvernement et les partenaires internationaux.
L’envoyé onusien a tenu à rassurer : « Ce partenariat est solide et se renforce malgré ce moment exceptionnel. Nous respectons pleinement la souveraineté du Burkina Faso et restons déterminés à travailler pour le bénéfice de son peuple. »
En réponse, le chef du gouvernement a exprimé la disponibilité du pays à poursuivre la coopération, tout en affirmant la fermeté de Ouagadougou : le Burkina Faso, a-t-il dit, « est engagé dans un combat pour sa souveraineté et ne tolèrera aucune tentative de légitimer le terrorisme ».
Cette mission de trois jours, qui visait à renouer le dialogue, apparaît comme une tentative de désamorcer une crise diplomatique sans précédent entre Ouagadougou et l’ONU.
LFL









