Une nouvelle tragédie de l’exil a frappé l’Atlantique. Dans la nuit du 27 août, une pirogue transportant environ 150 migrants irréguliers, principalement originaires de Gambie et du Sénégal, a chaviré au large de Lemhaisrat, à 117 km de Nouakchott. Selon le ministère gambien des Affaires étrangères, plus de 100 personnes seraient mortes.
Dix-neuf corps ont été repêchés le lendemain du naufrage, puis 51 autres retrouvés échoués sur le rivage, portant à 70 le bilan officiel. Seize rescapés, dont cinq Gambiens, ont été identifiés. Les autorités mauritaniennes et gambiennes ont procédé à des enterrements rapides en présence des forces de sécurité, de la Croix-Rouge et de médecins.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des rangées de corps étendus sur le sable, témoignant de l’ampleur de la catastrophe.
Parallèlement, un second bateau venu du Sénégal a été intercepté au large des côtes mauritaniennes. Tous ses passagers ont survécu, parmi eux cinq Gambiens. L’ambassade de Gambie dit collaborer avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de garantir leur protection et leur rapatriement.
Le gouvernement gambien a lancé un nouvel appel à ses citoyens, en particulier aux jeunes, pour les dissuader d’entreprendre ces traversées « extrêmement périlleuses », et promet d’intensifier ses campagnes de sensibilisation.
En 2022, plus de 2 400 migrants ont déjà perdu la vie en tentant de rallier l’Europe par la Méditerranée et l’Atlantique, selon l’OIM. Ce naufrage illustre une fois de plus la dangerosité de ces routes maritimes et la détresse de ceux qui les empruntent.
LFL








