Le quai céréalier de Treichville vibre ce jeudi 11 septembre 2025. Le vent du lagon mêlé aux notes du ballet national souffle sur une foule rassemblée pour célébrer les 75 ans du Port autonome d’Abidjan (PAA), symbole vivant de l’économie ivoirienne.
Dès le matin, l’air est chargé d’une effervescence presque palpable. Des pas pressés sur le sol humide du quai, des rires et des salutations échangés, et ce parfum mêlé de café chaud et de sel marin. Au milieu d’un gigantesque chapiteau blanc scintillant, une haie d’honneur se dresse, impeccable, prête à accueillir le Premier ministre Robert Beugré Mambé et la délégation officielle. Les invités, des ministres aux acteurs internationaux du secteur maritime, échangent poignées de main et regards admiratifs, tandis que les caméras immortalisent chaque instant.
Puis vient le temps du spectacle : le ballet national, sous la direction magistrale de Georges Monboye, emplit l’espace. Les danseurs tourbillonnent avec une énergie qui semble raconter l’histoire même du port – ses jours de gloire, ses défis et son rôle stratégique pour la Côte d’Ivoire. Chaque applaudissement résonne comme une ovation pour l’institution et pour ceux qui l’animent au quotidien.
Depuis 1950, le PAA est bien plus qu’un port : il est le cœur battant du commerce ivoirien. En 2024, il a traité 75 % des échanges commerciaux par voie maritime et assuré 78 % des recettes douanières, un chiffre qui rappelle sa centralité économique. Dirigé depuis 2011 par Hien Yacouba Sié, il continue de conjuguer modernité et tradition, innovation et excellence.
Dans ce décor de faste et d’émotion, les festivités se prolongeront demain, avec le même souffle d’enthousiasme et d’engagement pour un port toujours plus dynamique. Au fil des regards et des conversations, une évidence se dessine : le Port autonome d’Abidjan n’est pas seulement un lieu de transit, mais un symbole vivant de l’ambition et de la résilience ivoirienne.
LFL









