Pendant plus d’une décennie, Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan se sont regardés en chiens de faïence. L’un revendiquait l’héritage historique du Front Populaire Ivoirien, l’autre s’accrochait à sa légalité institutionnelle. Résultat : deux partis, deux camps, deux visions irréconciliables.
Mais le 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel a fermé la porte à leurs ambitions présidentielles. Et deux jours plus tard, une image a balayé des années de rancunes : celle de Gbagbo et Affi, enlacés, lors de la rencontre des candidats recalés.
Cet instant inattendu porte en lui plus qu’une simple poignée de main. Il révèle une vérité politique implacable : face à l’adversité, les calculs s’effacent, et l’urgence de l’unité s’impose.
Leur exclusion de la course pourrait bien devenir le point de départ d’une reconstruction. Car si le camp Ouattara apparaît solide et discipliné, l’opposition, elle, ne peut survivre qu’en se retrouvant.
Parfois, l’histoire avance d’un pas dans les moments les plus sombres. Et ce 10 septembre pourrait bien être l’amorce d’un nouveau chapitre pour le FPI et, peut-être, pour l’opposition ivoirienne dans son ensemble.
LFL









