À Abidjan, ministres et partenaires internationaux se sont réunis pour parler de la mortalité maternelle. Les chiffres, eux, sont sans détour : 385 décès pour 100 000 naissances vivantes en Côte d’Ivoire. Chaque chiffre est un drame, chaque décès une tragédie évitable.
Peut-on encore se contenter de discours, alors que des milliers de mères continuent de mourir en donnant la vie ? Non. La santé maternelle n’est pas une statistique : c’est une urgence nationale, un impératif de dignité.
Oui, des progrès ont été réalisés : hôpitaux modernisés, soins gratuits pour certaines femmes, campagnes de sensibilisation. Mais cela reste insuffisant. Trop de disparités régionales, trop de financements fragiles, trop de jeunes filles encore livrées aux grossesses précoces et aux violences.
L’UNFPA a rappelé l’essentiel : sauver les mères, c’est sauver des familles, sauver l’avenir. Alors, assez de demi-mesures. Ce combat exige des choix budgétaires courageux, une mobilisation totale et un suivi rigoureux. La vie des mères ivoiriennes vaut plus que des promesses. Le temps est venu d’agir. Maintenant.
LJP








