Le Soudan est en train de s’effondrer sous le poids d’une guerre absurde qui broie des vies et menace toute la région. Face à cette tragédie, les États-Unis, l’Égypte, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis ont lancé un appel conjoint à la paix. Le Tchad, en première ligne, se dit prêt à soutenir chaque initiative. Mais au-delà des déclarations, le temps presse : chaque jour de silence est une condamnation de plus pour des millions de civils.
Il ne s’agit pas seulement de signer des textes diplomatiques. Il s’agit d’arracher le Soudan à la spirale de la guerre. Cela exige une trêve immédiate, la fin du soutien militaire étranger, et surtout un processus de transition conduit par le peuple soudanais, loin des calculs des extrémistes et des intérêts extérieurs.
La communauté internationale doit transformer ses mots en actes. L’Union africaine et les pays voisins, à commencer par le Tchad, doivent être placés au cœur du processus. Le Soudan n’a pas besoin de pitié, mais de solidarité, de courage politique et d’une mobilisation collective.
Ne détournons pas le regard : la paix au Soudan est une responsabilité partagée. Si nous échouons, ce sont des générations entières qui paieront le prix du silence.
LFL







