Dans un contexte ouest-africain en pleine mutation, le président sierra-léonais Julius Maada Bio a entamé ce mardi 16 septembre 2025, une visite officielle de deux jours au Burkina Faso, inscrivant sa diplomatie dans une logique de réconciliation et de renforcement des liens entre la CEDEAO et la Confédération des États du Sahel (AES).
À son arrivée à Ouagadougou, le chef d’État a rappelé que « notre bloc régional a toujours défendu la paix, l’unité et la prospérité partagée pour tous nos citoyens », soulignant la portée stratégique de ses premiers échanges avec le Capitaine Ibrahim Traoré. Cette rencontre au sommet vise à consolider la coopération bilatérale et à ouvrir des consultations sur les enjeux régionaux et internationaux, au travers d’une séance de travail élargie et d’un entretien direct entre les deux dirigeants.
Cette mission constitue la deuxième visite de Julius Maada Bio à Ouagadougou en treize mois, après celle d’août 2024, traduisant la détermination de la CEDEAO à maintenir un dialogue constructif avec les nations sahéliennes malgré leur retrait officiel de l’organisation. Le président sierra-léonais avait d’ailleurs plaidé le 5 août dernier pour « un partenariat plus étroit et plus fort » avec les pays du Sahel, réaffirmant la nécessité d’une relation solide fondée sur la coopération et la confiance mutuelle.
Cette initiative diplomatique s’inscrit dans un contexte régional profondément reconfiguré. Après leur retrait de la CEDEAO en janvier 2024, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont transformé l’Alliance des États du Sahel en Confédération en juillet 2024, avant de finaliser leur départ de l’organisation en janvier 2025, conformément aux procédures statutaires.
La visite de Julius Maada Bio symbolise une approche pragmatique et résolue : préserver les liens historiques, renforcer la stabilité régionale et poser les bases de nouvelles coopérations adaptées aux défis sécuritaires, économiques et politiques actuels. Dans cette sous-région en pleine recomposition, le dialogue et la concertation restent les piliers d’une paix durable et d’un développement partagé.
LJP







