À Tokyo, le champion olympique botswanais Letsile Tebogo a manqué le podium pour un souffle. 19,65 secondes, quatrième place. Beaucoup y verront une défaite. Mais pour l’Afrique, c’est un signal : le sprint mondial n’est plus l’apanage des autres.
Derrière Noah Lyles, Tebogo a tenu tête, sans reculer. À 21 ans, il incarne un continent qui ose défier les puissances établies. Aux côtés du Zimbabwéen Makarawu et du Sud-Africain Dambile, il a hissé haut les couleurs africaines dans une finale où trois drapeaux du continent flottaient. Une rareté, une force, une promesse.
« Ce n’est pas fini », a assuré Tebogo. Ses mots sonnent comme un manifeste. Car ce combat dépasse sa personne : il porte la voix de millions de jeunes Africains qui refusent de croire que leur destin est écrit ailleurs. Tokyo n’était qu’une étape. L’histoire, elle, se construit dans leurs jambes, dans leur rage, et dans leur soif de victoire.
LFL








