À moins d’un mois de l’élection présidentielle au Cameroun, la diaspora en Côte d’Ivoire refuse d’être spectatrice. Réunie le 18 septembre 2025 à l’Ambassade du Cameroun à Abidjan, elle a fait entendre son engagement pour un scrutin transparent et inclusif.
En première ligne, l’émissaire d’ELECAM, Charles Nanga, a rappelé les garanties mises en place : « La transparence et l’objectivité guident notre action. Avec près de mille électeurs inscrits et trois bureaux de vote, tout est prêt pour que la voix des Camerounais de Côte d’Ivoire compte réellement. » Mais il a aussi lancé un avertissement aux partis : sans représentants dans la commission locale de vote, impossible de revendiquer la légitimité du processus.
L’ambassadeur, Marie Yvette Koloko, a, de son côté, placé l’accent sur la cohésion : « Nous devons avancer ensemble, dans l’esprit d’une élection démocratique et apaisée. » Ce message de rassemblement résonne fortement dans une diaspora marquée par la diversité des sensibilités politiques.
Entre fidélité au président sortant, affichée par le RDPC, et volonté de changement portée par le PCRN, les débats sont vifs. Mais une certitude s’impose : la diaspora veut être actrice d’un tournant démocratique.
Le scrutin du 12 octobre ne sera pas seulement un rendez-vous électoral. Pour les Camerounais d’Abidjan, il incarne le défi d’un vote crédible, inclusif et porteur d’avenir.
LFL







