La scène s’est déroulée dans la nuit du 18 au 19 septembre 2025, mais ses répercussions vont bien au-delà d’Akoupé. Ce jour-là, les équipes de la Direction de la Police des Stupéfiants et des Drogues (DPSD), engagées dans l’opération Vacances Sécurisées 10 (VS 10), ont démantelé une véritable exploitation clandestine de cannabis.
Deux hommes, A.Y.M, 38 ans, et Y.B.C, 59 ans, tous deux cultivateurs, ont été arrêtés. Leur champ n’abritait pas de manioc, pas d’igname, pas de cacao, ces cultures qui nourrissent des familles et soutiennent l’économie ivoirienne. Non, leur terre était consacrée à un poison : 45 kilogrammes de cannabis en vrac et 172 boutures soigneusement préparées.
Pire encore, deux champs entiers étaient dédiés à cette plante qui détruit des vies et alimente des réseaux criminels. Grâce à la vigilance des forces de l’ordre, ces cultures ont été détruites sur place. Un acte fort, qui rappelle que la Côte d’Ivoire refuse de voir son sol transformé en terrain de trafic.
Car derrière chaque sac de cannabis se cache une menace pour la jeunesse. Ce sont des écoliers qui décrochent, des familles brisées, des quartiers livrés aux violences liées aux stupéfiants. Face à cela, la police n’a pas hésité à agir.
Mais cette victoire en appelle d’autres. Elle interpelle la société tout entière : que voulons-nous que nos terres produisent ? De la nourriture pour renforcer la sécurité alimentaire, ou de la drogue pour affaiblir nos communautés ?
Les deux cultivateurs répondront bientôt de leurs actes devant la justice. Et Akoupé, cette nuit-là, a envoyé un message clair : le pays ne tolérera pas que ses richesses agricoles soient détournées au profit de trafics destructeurs.
L’opération VS 10, en s’attaquant directement aux racines de la production, rappelle que la lutte contre la drogue n’est pas seulement policière : c’est une bataille sociale, culturelle et citoyenne.
LFL







