L’élimination des principales figures de l’opposition ivoirienne de la course à la présidentielle d’octobre 2025 constitue une atteinte grave aux fondements démocratiques, avertit l’Internationale socialiste dans un communiqué publié le 19 septembre.
Réagissant à l’invalidation des candidatures de Laurent Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan et Tidjane Thiam, l’organisation internationale dénonce des décisions « injustes et arbitraires », qui sapent le pluralisme politique et restreignent le droit légitime des Ivoiriens de choisir librement leurs dirigeants. « Un processus électoral ne peut prétendre être démocratique si les voix de certains citoyens et de leurs leaders sont écartées avant même le scrutin », affirme l’Internationale socialiste.
L’organisation réaffirme son soutien au Front Populaire Ivoirien (FPI) et à son leader Pascal Affi N’Guessan, saluant « son engagement constant pour la démocratie, la justice sociale et la paix en Côte d’Ivoire ». Elle appelle les autorités à garantir un scrutin conforme aux normes internationales, transparent, inclusif et respectueux des droits humains fondamentaux. « L’Internationale socialiste reste aux côtés du FPI et de toutes les forces démocratiques du pays pour défendre les valeurs de liberté, d’égalité et de solidarité », souligne le communiqué.
Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats : sur 60 dossiers, 55 ont été rejetés. Parmi les cinq candidatures validées figurent Alassane Ouattara, Simone Gbagbo, Ahoua Don Mello, Jean-Louis Billon et Henriette Lagou. Avec l’exclusion de ses principaux rivaux, le président sortant apparaît comme le grand favori du scrutin.
Les motifs invoqués pour ces exclusions sont contestés : Gbagbo et Thiam sont écartés pour défaut d’inscription sur la liste électorale, tandis qu’Affi N’Guessan est rejeté pour « insuffisance de parrainages ». Plus de 20 000 parrainages en faveur de Laurent Gbagbo ont été invalidés.
Face à ces décisions, l’Internationale socialiste appelle à la vigilance : préserver l’intégrité de la démocratie ivoirienne et garantir un processus électoral équitable ne relève pas d’un choix politique, mais d’un impératif pour le respect des droits fondamentaux et pour l’avenir de la nation.
LFL







