Une opposition amputée par le Conseil constitutionnel
Le 8 septembre, le Conseil constitutionnel a validé seulement cinq candidatures pour l’élection présidentielle d’octobre, écartant cinquante-cinq autres, dont celles de Laurent Gbagbo, Tidjane Thiam et Pascal Affi N’Guessan. Pour ce dernier, président du FPI, cette décision fragilise gravement la crédibilité du processus électoral.
Un appel à l’unité démocratique
Le samedi 20 septembre, Affi a déclaré que la véritable bataille ne devait pas consister à rallier un candidat retenu, mais à exiger un cadre électoral « transparent et inclusif ». « L’opposition doit se fédérer non pas derrière une personnalité, mais pour instaurer des règles équitables », a-t-il affirmé.
Le poids du PDCI et des grandes formations
L’ancien Premier ministre a rappelé le rôle central du PDCI-RDA, première formation politique du pays, dont aucun candidat n’a été validé. Selon lui, « on ne peut légitimer une élection dont le PDCI serait exclu », soulignant que ce parti, avec ses députés et ses maires, reste un acteur incontournable de la vie politique nationale.
Éviter l’arbitraire, restaurer la légitimité
Affi met en garde : accepter le scrutin tel qu’il est, c’est « accompagner une dérive autoritaire ». Pour lui, le combat prioritaire de l’opposition est d’imposer les conditions d’une élection crédible, sans quoi la légitimité des institutions sera durablement compromise.
LFL







