Alors que les Malawites attendent avec impatience les résultats définitifs des élections générales du 16 septembre, le Parti du Congrès du Malawi (MCP), actuellement au pouvoir, a réaffirmé son engagement à respecter le verdict de la Commission électorale du Malawi (MEC), tout en appelant à la vigilance face aux irrégularités présumées.
Lors d’une conférence de presse dimanche à Lilongwe, Vitumbiko Mumba, candidat du MCP à la vice-présidence, a exprimé la confiance de son parti dans la MEC. « La capacité de déclarer le vainqueur légitime est entre les mains de la MEC et nous faisons confiance à la commission pour garantir la transparence et l’équité », a-t-il souligné.
M. Mumba a également précisé que le MCP avait officiellement signalé certaines préoccupations concernant le processus de décompte des voix et s’attendait à ce qu’elles soient examinées conformément à la loi. Il a averti que tout cas avéré de fraude électorale ferait l’objet de mesures strictes à l’encontre des responsables.
Les résultats provisoires publiés jusqu’à dimanche montrent l’ancien président Peter Mutharika du Parti démocratique progressiste (DPP) légèrement en tête face au président sortant Lazarus Chakwera, dans un scrutin perçu comme un duel serré entre les deux principales forces politiques du pays.
Mutharika, 85 ans, a fait campagne sur la relance économique et les infrastructures, tandis que Chakwera, 70 ans, a été critiqué pour sa gestion des affaires de corruption et les difficultés économiques persistantes.
La MEC, chargée de publier les résultats provisoires complets d’ici le 24 septembre, a rappelé que tous les procès-verbaux de décompte sont minutieusement vérifiés et a mis en garde contre toute déclaration de victoire prématurée. Selon la loi électorale, un candidat doit obtenir plus de 50 % des suffrages pour remporter la victoire au premier tour.
Dans ce contexte, le DPP a également exprimé sa confiance dans la MEC. Jean Mathanga, directeur des élections du parti, a salué « la gestion équitable des élections » et affirmé que le résultat final refléterait la volonté du peuple.
Ces élections représentent un nouveau test crucial pour les institutions démocratiques du Malawi, après l’annulation historique du scrutin présidentiel de 2019 pour irrégularités, qui avait conduit au scrutin de 2020 ayant porté Chakwera au pouvoir.
LFL







