La présidentielle ivoirienne du 25 octobre s’annonce comme un test explosif. À Abidjan, les regards sont tendus, et à Paris comme à New York, les signaux sont clairs : la communauté internationale redoute un scénario à haut risque.
« Cette fois-ci, les positions sont claires », tranche l’ancien Rédacteur en chef à RFI, Norbert Navarro. « La France va dire à Alassane Ouattara que ce nouveau mandat est le coup de trop. », poursuit-il. Une déclaration lourde de sens, alors que l’ONU dépêche une nouvelle fois un émissaire en Côte d’Ivoire.
Dans le pays, la colère gronde. L’opposition est écartée du scrutin : Gbagbo, Thiam, Affi… aucun n’a été retenu par le Conseil constitutionnel. Résultat : une campagne amputée de ses principales figures et une population gagnée par la frustration.
Le PPA-CI parle de « dérives graves », accusant le régime d’avoir orchestré des arrestations massives. Dix-huit militants ont été relâchés, mais au moins 29 autres restent introuvables depuis août selon le parti.
Les souvenirs de 2010, avec ses 3 000 morts, hantent les esprits. La Côte d’Ivoire, moteur économique de la région, marche sur une ligne de crête. Si le scrutin dérape, c’est toute l’Afrique de l’Ouest qui tremblera.
La pression internationale s’intensifie, mais une question demeure : ces signaux d’alerte seront-ils écoutés, ou le pays s’acheminera -t-on à un bras de fer avec le peuple et ses partenaires étrangers ?
LFL







