Le bras de fer politique autour de la présidentielle ivoirienne de 2025, prend une nouvelle dimension. Le mouvement citoyen « Trop c’est trop », fondé par Laurent Gbagbo et présenté comme un espace de mobilisation citoyenne, vient d’officialiser sa structuration internationale. Objectif : mobiliser la diaspora pour contester la candidature d’Alassane Ouattara, jugée illégitime selon lui.
Le 20 septembre, Damana Adia Pickass a signé la décision qui nomme les nouveaux responsables de la diaspora. À leur tête, Jean-Blaise Ayemene Yavo (Kakry Khaza), désormais coordonnateur général, chargé de superviser l’ensemble du réseau à l’étranger. Sous sa houlette, des relais sont désignés dans plusieurs pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.
Cette organisation internationale s’appuie sur des figures connues du militantisme. Dr Boga Sako Gervais, qui avait regagné la Côte d’Ivoire après dix ans d’exil avant de repartir en juin dernier, prend en charge le continent américain. En Europe, Souley de Paris B.52, cybermilitant suivi par des milliers d’internautes, met désormais son influence au service du mouvement. En Afrique, le relais est confié à une équipe conduite par Ayemene lui-même, épaulé par Souleymane Gbagbo Koné, activiste du PPA-CI.
Le dispositif couvre une large carte : du Ghana au Burkina Faso, du Mali au Sénégal, en passant par la France, l’Allemagne, l’Espagne, le Canada ou encore la Russie. Partout, des équipes locales devront organiser des actions de sensibilisation, amplifier les messages du mouvement et mobiliser la diaspora autour d’une seule ligne : le rejet d’un quatrième mandat présidentiel en Côte d’Ivoire.
Soutenue par le PDCI, le GPS et le FPI, la plateforme se veut transpartisane. Elle appelle syndicats, étudiants, femmes et travailleurs à rejoindre la dynamique. Les responsables promettent une mobilisation d’envergure dans les semaines à venir, sur le terrain comme à l’international.
Dans un contexte où le Conseil constitutionnel a validé la candidature d’Alassane Ouattara et écarté celles de Gbagbo et Thiam, la contestation se radicalise. Avec sa branche diaspora, « Trop c’est trop » entend porter le combat au-delà des frontières ivoiriennes, pour interpeller l’opinion internationale et peser sur le cours du scrutin.
LFL









