À Abidjan, le samedi 20 septembre 2025, la haute direction du PDCI-RDA a reçu une délégation de l’ONU conduite par Leonardo Santos Simāo, représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel. Cette rencontre, demandée par Tidjane Thiam, intervient dans un climat électoral tendu à cinq semaines de la présidentielle du 25 octobre.
Le PDCI ne mâche pas ses mots. Selon le parti, la situation politique nationale n’a cessé de se détériorer depuis la dernière rencontre avec l’ONU en avril 2025. L’absence de dialogue sincère et constructif avec l’opposition est, selon le parti, le principal obstacle à la tenue d’élections crédibles.
Le parti dénonce une instrumentalisation du Conseil constitutionnel qui a conduit, le 8 septembre, à l’exclusion systématique de leaders majeurs de l’opposition, dont Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan. « La démocratie ivoirienne est bafouée, et le pays court à l’embrasement », alerte la direction du PDCI.
Les risques sont réels et immenses. Le parti rappelle que le troisième mandat contesté d’Alassane Ouattara en 2020 avait déjà provoqué près d’une centaine de morts. Aujourd’hui, avec la perspective d’un quatrième mandat jugé illégal, le PDCI prévient que les tensions sociales et politiques pourraient s’aggraver, dans un contexte marqué par les intimidations, arrestations arbitraires et menaces contre les responsables de l’opposition.
Le PDCI appelle ainsi la communauté internationale à intervenir et à veiller à ce que la Côte d’Ivoire ne bascule pas dans une nouvelle crise post-électorale. « Les enjeux dépassent le cadre partisan. C’est l’avenir de notre jeunesse, de nos paysans et de l’ensemble des Ivoiriens qui est en jeu », insiste le parti.
Le message est clair : la démocratie ivoirienne est à un tournant, et les prochaines semaines détermineront l’avenir politique et social du pays. Le PDCI entend se battre pour que le scrutin du 25 octobre soit enfin transparent, inclusif et respectueux de la Constitution.
LFL







