Le feuilleton électoral ivoirien connaît un nouveau rebondissement. Deux jours après avoir saisi le procureur de la République, Pascal Affi N’Guessan, ex-Premier ministre et président du FPI, a été auditionné le jeudi 25 septembre 2025 par la police criminelle. En toile de fond : l’invalidation de sa candidature à la présidentielle d’octobre, qu’il juge entachée de « manipulations graves ».
« Mon dossier a été trafiqué. Le Conseil constitutionnel a statué sur des données qui ne correspondent pas à celles déposées auprès de la CEI », a dénoncé Affi devant la presse, visiblement déterminé à faire éclater la vérité. Selon lui, l’écart de 2 164 parrainages entre les chiffres de la CEI et ceux retenus par le Conseil constitutionnel prouve l’existence d’une altération volontaire du dossier.
Le candidat exclu refuse de se résigner : « Nous n’acceptons pas d’avoir été écartés. Nous revendiquons nos droits pour participer à l’élection présidentielle du 25 octobre. » Derrière ces mots, c’est la crédibilité même du processus électoral qui est posée.
Affi interpelle la justice, qu’il exhorte à démontrer son indépendance et son impartialité. « Que la justice mène ses investigations, interroge ceux qui doivent l’être, et prouve à tous les Ivoiriens qu’elle n’est pas aux ordres », a-t-il lancé.
Cette affaire met en lumière les fragilités du système électoral ivoirien, où chaque exclusion soulève le spectre de manœuvres politiques et entame la confiance citoyenne. Pour Affi, au-delà de son cas personnel, c’est le droit de participer librement à la compétition électorale qui est en jeu : une exigence démocratique fondamentale.
LFL







