Il ne s’agit plus de protocole, mais de survie collective. En se rendant à Yaoundé, le ministre tchadien des Armées, Issakha Maloua Djamouss, a envoyé un signal clair : le Tchad et le Cameroun n’ont plus le luxe d’agir seuls face aux menaces régionales.
Boko Haram continue de semer la terreur dans le bassin du lac Tchad. Des bandes armées multiplient les incursions et les prises d’otages le long des frontières. La région reste un foyer d’instabilité qui fragilise les États et hypothèque l’avenir de millions de citoyens. Dans ce contexte, l’appel du ministre tchadien résonne avec urgence : il faut un accord de défense bilatéral solide pour structurer et intensifier la coopération militaire entre N’Djaména et Yaoundé.
L’histoire le prouve : quand ils unissent leurs forces, les deux pays sont capables de résultats. L’Opération Logone de 2015 contre Boko Haram en est le meilleur exemple. Mais aujourd’hui, la menace a évolué et exige une coordination plus permanente, juridiquement encadrée et stratégiquement élargie.
C’est pourquoi Issakha Maloua Djamouss propose d’aller encore plus loin : transformer la coopération bilatérale en une synergie tripartite avec la Centrafrique, afin de sécuriser la zone des trois frontières. Car la sécurité n’a pas de frontière, et chaque faille devient une porte ouverte aux groupes armés.
Derrière ces annonces, une vérité s’impose : sans sécurité, aucun développement n’est possible. Les présidents Paul Biya et Mahamat Idriss Déby Itno l’ont compris : défendre les frontières, c’est aussi défendre l’avenir des jeunes, des paysans, des commerçants, bref, de tous ceux qui aspirent simplement à vivre en paix.
LFL








