Dans une démarche ambitieuse de renforcement de la coopération économique et de stimulation du développement national, une délégation d’entreprises japonaises a entamé cette semaine une mission de prospection à Bamako. Cette initiative, qui prolonge le Forum Mali–Japon organisé en juillet à Osaka, prépare déjà la deuxième édition prévue en 2026 et témoigne d’une volonté commune de bâtir des partenariats durables et structurants.
Conduite par Mahmoud Danté, entrepreneur malien établi au Japon, la délégation a été accueillie par le ministre de l’Industrie et du Commerce, le directeur général de l’APEX et le chef de la CTRCA. Les discussions ont identifié trois secteurs prioritaires : l’agriculture, l’énergie et l’éducation, où l’expertise japonaise peut accélérer la transformation économique du Mali, tandis que le pays offre un potentiel d’investissement stratégique, tant public que privé.
Le Japon a déjà engagé 10,65 millions de dollars (près de 6,6 milliards de FCFA) pour soutenir la résilience des communautés et appuyer des projets locaux, complétés par plus de 6 millions de dollars pour la stabilisation des zones frontalières. Ces initiatives s’inscrivent dans une vision partagée : faire du Mali un hub régional d’investissement et de croissance inclusive.
Pour garantir la concrétisation de ces engagements, l’APEX et la CTRCA accompagneront les investisseurs japonais à chaque étape. Le ministre a souligné l’importance de ce cadre institutionnel favorable pour transformer les intentions en résultats concrets, encourageant les entreprises nippones à investir dans des projets à fort impact socio-économique avant le prochain Forum Mali–Japon.
Cette mission illustre la volonté du Mali de diversifier ses partenariats économiques et de bâtir des projets pérennes. Elle représente une opportunité stratégique pour créer des emplois, renforcer les capacités locales, moderniser les infrastructures et consolider la position du pays sur la scène internationale. Les échanges économiques entre Bamako et Tokyo s’annoncent ainsi comme un moteur essentiel de développement durable, porteur d’innovation et d’intégration régionale.
LFL







