Sous un soleil tranchant de Ouagadougou, les moteurs ronronnent et les drapeaux flottent au vent. Ce vendredi 10 octobre 2025, sur l’esplanade du ministère de la Défense, le Capitaine Ibrahim Traoré, béret rouge vissé sur la tête, remet symboliquement les clés de plusieurs véhicules blindés et engins de combat flambant neufs. Face à lui, des officiers alignés, regard déterminé : le Burkina Faso continue sa marche vers la reconquête totale de son territoire.
Cette cérémonie solennelle, chargée d’émotion patriotique, marque une nouvelle étape dans la modernisation accélérée de l’armée burkinabè. Le matériel, composé notamment de blindés, de véhicules d’artillerie et d’appui tactique, est destiné au Bataillon d’artillerie de campagne et d’intervention rapide (BACIR) et au Bataillon blindé d’intervention rapide (BBIR) — deux unités en première ligne face aux groupes terroristes.
« Chaque engin remis aujourd’hui est une promesse faite au peuple burkinabè : celle de la protection, de la dignité retrouvée et de la victoire sur la peur », a déclaré le Capitaine Traoré, dans un ton ferme et inspirant.
Depuis sa prise de pouvoir en septembre 2022, le chef de l’État a placé la défense nationale au cœur de son action. Sous sa houlette, les forces armées ont connu une transformation profonde : équipements modernes, formation intensive des troupes, mobilisation populaire autour des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et développement du génie industriel local.
En décembre 2024 déjà, le Burkina avait impressionné en assemblant sur son sol ses propres camions-citernes et véhicules blindés anti-mines. Un tournant décisif vers l’autonomie militaire.
Cette nouvelle dotation militaire, fruit d’un travail de planification et de production soutenu, s’inscrit dans la même logique : faire de l’armée burkinabè une force résiliente et respectée. « Nous devons être capables de produire, de réparer et de défendre notre nation par nos propres moyens », a insisté le chef de l’État.
Au-delà du geste symbolique, la scène de ce 10 octobre illustre un message fort : le Burkina Faso se réarme, non pour la guerre, mais pour la paix durable. Une paix conquise, construite et défendue par le courage de ses propres fils.
LFL







