En pleine bataille politique à la veille du scrutin présidentiel, le Front populaire ivoirien (FPI) choisit la fermeté. En écartant Mme Rausch Anie Gueï, vice-présidente chargée de la diaspora, Affi N’Guessan envoie un message clair : le temps n’est plus à la complaisance mais à la discipline de parti.
C’est une décision qui gronde comme un avertissement. Le 14 octobre 2025, Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, a tranché : Mme Rausch Anie Gueï n’est plus vice-présidente chargée de la diaspora. Motif ? « Violations répétées des orientations du Comité central » et « proximité jugée excessive avec des cadres du RHDP », le parti présidentiel. En clair : Affi sanctionne une dérive qui, selon lui, minait la cohésion du FPI.
Ce limogeage n’est pas un simple acte administratif. C’est une ligne rouge politique. Depuis la rupture du partenariat FPI–RHDP en septembre 2024, le camp Affi tente de redonner au parti une identité claire, loin des ambiguïtés et des compromis. Or, dans les coulisses, les alliances transversales et les contacts “amicaux” avec le pouvoir n’ont jamais cessé. Affi veut donc nettoyer les rangs. Et marquer le territoire.
« La cohérence, la loyauté et la discipline demeurent des valeurs non négociables », martèle le communiqué. Un rappel à l’ordre, mais aussi un signal adressé à ceux qui, dans l’appareil du parti, flirteraient encore avec le camp présidentiel. En pleine campagne pour le scrutin du 25 octobre, Affi N’Guessan veut un FPI soudé, offensif, sans failles.
Derrière ce geste fort se lit aussi une inquiétude : le parti de Laurent Gbagbo vit encore sous tension, partagé entre fidélité historique, réalités électorales et stratégie d’alliance. En frappant une proche, Affi tente de réaffirmer son autorité et sa légitimité. Il choisit la fermeté pour conjurer la dispersion.
Un message limpide : à l’heure où la bataille politique s’intensifie, il n’y a plus de place pour les demi-mesures. Le FPI veut apparaître uni. Ou disparaître.
LFL







