Pour montrer la voie de l’Afrique numérique, le président kényan William Ruto s’inscrit à un Master en IA. Un geste symbolique qui allie leadership et apprentissage.
Le Kenya marque un tournant. Ce 14 octobre 2025, William Ruto, président de la République, s’inscrit officiellement à l’Open University of Kenya (OUK) pour un Master en Intelligence Artificielle. Première université 100 % digitale du pays, l’OUK devient ainsi le symbole d’une révolution éducative et technologique.
Lors de sa visite à Konza Technopolis, future « smart city » kényane, le chef de l’État a souligné sa volonté de comprendre en profondeur les transformations apportées par l’IA. « Je me suis inscrit comme étudiant en IA parce que je veux comprendre. L’IA est disruptive. Elle va transformer notre manière de gouverner, d’éduquer et de soigner », a-t-il déclaré, avec humour : « J’espère que vous me traiterez bien comme étudiant ! »
Créée en 2023, l’OUK ambitionne d’accueillir plus de 100 000 étudiants d’ici 2026. Avec 15 000 inscrits actuels, dont 590 internationaux venus de 70 pays, elle propose 23 programmes du premier cycle au doctorat et 24 formations courtes pour requalifier les professionnels. L’université compte également 22 partenariats internationaux et 20 millions de ressources numériques accessibles en ligne.
Pour le vice-chancelier, Professeur Elijah Omwenga, l’inscription du président est un signal fort : « C’est un encouragement immense pour des milliers d’apprenants kenyans et internationaux. » Le président du conseil d’administration, Professeur Ezra Martim, rappelle que l’OUK figure désormais parmi les 95 meilleures universités ouvertes dans le monde.
En s’inscrivant, William Ruto envoie un message clair : l’Afrique doit maîtriser l’intelligence artificielle pour ne pas rester à la traîne. L’IA n’est pas seulement un outil économique, c’est un levier pour moderniser la gouvernance, les services publics et l’éducation.
Le geste du président kényan dépasse le symbolique. Il ouvre une voie pour les dirigeants africains : apprendre, comprendre et transformer leur continent grâce au numérique et à l’intelligence artificielle.
Sophie Ekhwa







