Le colonel Mikaël Randrianirina, président du Comité pour la Refondation de la République, a tenu à clarifier la nature du changement de régime en cours à Madagascar. Dans une déclaration faite jeudi 16 octobre à Antananarivo, il a affirmé que la transition actuelle « s’inscrit dans un cadre légal et constitutionnel », réfutant toute idée de coup d’État.
« Nous ne sommes pas dans une logique de rupture violente, mais de refondation nationale », a déclaré le colonel Randrianirina, soulignant que les actions du comité visent à « restaurer l’ordre, la confiance et l’efficacité des institutions ». Selon lui, le pays ne pouvait plus « continuer à fonctionner dans un système affaibli par la corruption, la division et la perte de repères ».
Face aux accusations formulées par certains responsables politiques et organisations internationales, il a répliqué avec fermeté :
« Ce que nous faisons est conforme à la Constitution. Le peuple malgache veut un changement réel, pas un simple remplacement de visages. »
Le colonel a également assuré que le processus de refondation conduira à des réformes profondes de la gouvernance et à une transition pacifique vers des institutions plus représentatives.
Cette prise de parole intervient dans un climat politique tendu, marqué par une méfiance généralisée et des rumeurs persistantes de divisions au sein de l’armée. En réaffirmant la légitimité constitutionnelle de la transition, le colonel Randrianirina cherche à rassurer la population et à consolider l’image d’un pouvoir de réforme, plus que de rupture.
« La refondation, a-t-il conclu, n’est pas une option. C’est une exigence de survie pour la République. »
LFL







