A Bamako, le lundi 27 octobre 2025, l’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été condamné ce lundi à deux ans de prison par le Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, dont un an ferme et un an avec sursis. Cette décision intervient dans un contexte politique tendu, où la junte militaire au pouvoir est accusée par l’opposition de restreindre la liberté d’expression et de réprimer toute dissidence.
Poursuivi pour atteinte au crédit de l’État et opposition à l’autorité légitime, Moussa Mara avait été incarcéré le 1er août 2025 après ses prises de position sur les réseaux sociaux, notamment sur X, où il exprimait son soutien à des personnalités politiques et civiles détenues et relatait ses visites auprès d’elles.
Durant toute l’instruction, ses demandes de liberté provisoire ont été rejetées par le tribunal, malgré les arguments de ses avocats, dont Me Mountaga Tall, qui dénoncent une procédure politique. Le parquet avait requis la même peine que celle finalement prononcée : deux ans de prison.
Cette condamnation illustre les tensions persistantes au Mali et l’inquiétude croissante autour de la liberté d’expression et du rôle de la justice dans le pays. De nombreux observateurs nationaux et internationaux suivent cette affaire, qui pourrait devenir un symbole de la répression des voix critiques sous le régime militaire.
La défense de Moussa Mara dispose désormais d’un délai légal pour interjeter appel, ce qui pourrait prolonger la bataille judiciaire et maintenir le débat sur les limites de l’autorité et la protection des droits politiques au Mali.
Lfl








