L’Union africaine hausse le ton. Dans un communiqué publié le dimanche 26 octobre 2025, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a appelé à la levée « rapide et inconditionnelle » des sanctions occidentales imposées au Zimbabwe depuis plus de vingt ans. Une position ferme, qui réaffirme la solidarité africaine face à des mesures jugées « injustes et contre-productives ».
Imposées par l’Union européenne en 2002, ces sanctions visaient à l’origine les atteintes aux droits humains sous le régime de Robert Mugabe. Mais pour l’Union africaine, elles ont aujourd’hui perdu tout sens politique et ne servent plus qu’à étouffer le développement d’un pays déjà fragilisé. Embargo sur les armes, restrictions de voyage, blocage des financements internationaux : autant de freins qui ont plongé le Zimbabwe dans une crise économique durable, avec des effets en cascade sur la région de la SADC.
Mahmoud Ali Youssouf dénonce un système « injuste et inefficace », qui empêche le Zimbabwe d’accéder aux investissements et au crédit international nécessaires pour financer ses projets de relance. Ces sanctions, selon lui, compromettent directement les ambitions de la Vision 2030 du pays et les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Au-delà du cas zimbabwéen, c’est une question de souveraineté qui se pose. L’UA estime qu’aucun pays africain ne devrait voir son destin dicté par des mesures unilatérales décidées à des milliers de kilomètres.
Dans un continent en quête de renaissance économique et politique, l’appel de l’Union africaine résonne comme un signal fort : le temps est venu pour l’Afrique de reprendre la main sur son développement, sans tutelle ni sanction.
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