Le ton monte entre Bamako et certaines capitales occidentales.
Face aux injonctions répétées demandant à leurs ressortissants de quitter le pays, le Mali réplique avec fermeté :
tout citoyen d’un État ayant rappelé les siens sera désormais persona non grata dès son départ effectif.
Un geste fort, annoncé ce 10 novembre par le général Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement de transition, au nom du principe de réciprocité diplomatique.
« Le Mali n’est pas un protectorat, mais une nation souveraine », martèle Bamako.
Depuis plusieurs semaines, la tension monte : attaques terroristes, blocus du carburant, coupures d’électricité, files interminables devant les stations.
Le pays subit une guerre d’usure économique, orchestrée par les groupes armés et amplifiée par le retrait progressif des partenaires occidentaux.
Mais plutôt que de céder, le pouvoir de transition opte pour la résistance : maintenir le cap, affirmer son indépendance, refuser la tutelle.
Le message est clair : Bamako ne courbera plus l’échine.
Au risque de l’isolement, le Mali choisit la souveraineté et la dignité.
Une ligne dure, mais assumée , celle d’un État qui veut décider de son destin sans injonction extérieure.
Koum Félix







