Miss Univers 2025 traverse l’une des pires crises de crédibilité de son histoire. Ce concours censé incarner l’élégance, la diversité et l’excellence se retrouve aujourd’hui englué dans une affaire explosive : deux jurés ont quitté le navire en moins de 48 heures, révélant des accusations qui secouent les fondations mêmes de l’événement.
Un jury qui implose, une crédibilité qui vacille
Le premier à déclencher l’alarme est Oumar Harfouch, juré officiel, qui n’a pas hésité à faire éclater la vérité sur les réseaux sociaux.
Sa déclaration est un coup de massue :
« Je refuse de cautionner un résultat connu d’avance. »
Selon lui, une liste de 30 finalistes aurait été préparée en secret, par des personnes n’ayant rien à voir avec le jury. Autrement dit, le concours aurait été verrouillé en coulisses, avant même le début des évaluations.
Il évoque même l’ombre d’un milliardaire, proche d’une candidate, qui ferait partie de ceux ayant participé à cette présélection parallèle. Une implication lourde qui, sans être confirmée, jette un immense doute sur l’intégrité du processus.
« Nous étions censés juger les candidates de façon transparente. Je ne peux pas trahir mes principes », insiste-t-il, inflexible.
Faute d’obtenir l’annulation de cette fameuse liste, il démissionne… et annule sa prestation musicale prévue lors du show.
Makélélé, le second départ qui fait basculer l’affaire
À peine la polémique éclate-t-elle qu’un deuxième membre du jury, Claude Makélélé, annonce aussi son retrait. Officiellement pour « raisons personnelles ».
Mais le timing, lui, ne trompe personne.
Ce départ surprise, à quelques heures d’intervalle seulement, donne à la crise une ampleur inédite. Le public s’interroge. Les candidates s’inquiètent. Et l’organisation, elle, se mure dans un silence pesant.
Un concours qui joue sa survie
Miss Univers 2025 se retrouve désormais face à une question cruciale :
comment tenir un concours mondial alors qu’une partie de son propre jury remet en cause la transparence du processus ?
Aucune explication claire n’a été donnée par l’organisation sur la supposée liste préétablie. Aucun audit interne annoncé. Aucune garantie de neutralité.
Rien.
Pour un concours qui revendique l’impartialité et l’excellence, le choc est immense. La confiance, elle, vacille dangereusement.
À quelques jours des diffusions officielles, Miss Univers 2025 doit éteindre un incendie dont elle ne semble même pas vouloir reconnaître l’existence.
Et tandis que les candidates espèrent être jugées sur leur talent, leur personnalité et leur mérite, une question brûlante demeure :
le couronnement final sera-t-il vraiment le résultat d’un choix impartial… ou d’un scénario déjà écrit ?
Roland Yoboué








