Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a reçu le mardi 18 novembre 2025, le Bureau politique national (BPN) du PASTEF-Les Patriotes dans une rencontre qualifiée de « fraternel », visant à apaiser les tensions provoquées par la récente restructuration de la coalition présidentielle et à réaffirmer l’unité du parti au pouvoir.
Conduit par le secrétaire général Ayib Daffé, le BPN a échangé avec le chef de l’État sur la situation politique nationale, avec un accent particulier sur le renforcement de la cohésion interne et la consolidation du tandem Diomaye-Sonko, précise un communiqué du parti.
Cette réunion intervient quelques jours après la polémique née de la nomination d’Aminata Touré à la tête de la coalition « Diomaye Président », en remplacement d’Aïssatou Mbodj, destituée le 11 novembre. Le PASTEF avait alors contesté la décision, estimant que le président n’était pas habilité à retirer Mme Mbodj de ses fonctions et affirmant ne pas partager « les mêmes valeurs et principes » avec Mme Touré.
Selon des sources proches du dossier, le président Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko auraient mené de longues discussions en début de semaine pour apaiser les tensions et assurer la continuité de l’action gouvernementale.
Dans un communiqué publié mercredi, la porte-parole adjointe du PASTEF, Marie Rose Khady Fatou Faye, a rejeté toute idée de division au sein du parti. Elle a insisté sur « l’ambiance cordiale » observée lors de la rencontre, soulignant que « deux grands hommes, conscients des enjeux, sont déterminés à avancer ensemble ». Elle a par ailleurs dénoncé « les manœuvres malhonnêtes et indignes » visant à semer le doute dans l’opinion.
Le même jour, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a salué « l’ambiance détendue mais exigeante » du Conseil des ministres, qu’il a qualifié de l’un des plus « inspirants » de sa carrière publique.
Ces déclarations interviennent alors que la réorganisation de la coalition « Diomaye Président » suscite encore des spéculations, notamment sur d’éventuelles tensions internes, alors que la coalition avait remporté la majorité présidentielle en mars 2024 face à Benno Bokk Yaakaar et son candidat Amadou Bâ.
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