La sous-préfecture d’Andé, dans le département de Bongouanou (région du Moronou), est sous le choc après l’assassinat, dans la nuit du mercredi 26 novembre 2025, d’Aka Koua Jean Boris, jeune gérant de point mobile. Le jeune homme a été abattu d’une balle en pleine tête par des individus non identifiés alors qu’il se rendait chez son employeur pour lui remettre la recette de la journée.
Selon les informations recueillies sur place, Jean Boris venait de fermer son point de vente lorsqu’il a emprunté, comme à son habitude, la ruelle menant au domicile de son patron. Il était aux environs de 20 heures. Des témoins affirment que plusieurs individus auraient observé ses mouvements avant de passer à l’acte. Profitant de l’obscurité, les assaillants l’ont visé à bout portant avant de s’enfuir avec le sac contenant la recette du jour.
Alertés par la détonation, des riverains ont découvert le corps sans vie du jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années. La nouvelle a aussitôt provoqué une profonde émotion dans cette petite localité où la victime était décrite comme sérieuse, respectueuse et très appréciée.
La gendarmerie d’Andé, rapidement mobilisée, a ouvert une enquête. Les premières pistes privilégient un acte de banditisme, possiblement commis par des individus ayant connaissance des habitudes de la victime. Les populations évoquent également la possibilité que les meurtriers soient des personnes bien familières du terrain.
Ce drame intervient dans un climat sécuritaire déjà tendu. Quelques jours auparavant, Andé avait été secouée par des heurts impliquant des orpailleurs clandestins, à la suite de l’arrestation d’un présumé dealer par une unité spécialisée. Ces violences avaient mis en lumière la fragilité de la situation sécuritaire dans la zone.
L’assassinat de Jean Boris vient ainsi raviver les inquiétudes des habitants, qui appellent les autorités à renforcer la sécurité et à faire toute la lumière sur ce meurtre qui endeuille la communauté.
Lfl








