Le Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) a ouvert ses portes à Bamako le 27 novembre 2025 pour dix jours d’expositions, de démonstrations et d’échanges professionnels autour des savoir-faire locaux. L’événement, qui se tient au Parc des expositions de Bamako, a été inauguré par le Premier ministre Abdoulaye Maïga au nom du président de la République, soulignant l’importance stratégique de l’artisanat pour l’économie nationale.
Ce secteur représente 24,2 % du PIB malien et mobilise plus de 40 % de la population active, selon les autorités. L’édition 2025 du SIAMA s’inscrit dans le cadre de l’Année de la culture, destinée à valoriser les identités régionales et à renforcer la visibilité des métiers traditionnels, tout en stimulant la création locale. Les organisateurs attendent plus de 5 000 visiteurs au cours des dix jours du salon.
Le SIAMA accueille cette année des délégations du Burkina Faso et du Niger, désignés pays invités d’honneur, ainsi qu’une mission marocaine de la région Rabat-Salé-Kénitra, qui prévoit de signer une convention avec l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali pour appuyer la formation dans plusieurs filières artisanales. Cette dimension internationale souligne l’importance des échanges techniques et le renforcement de la coopération régionale dans le secteur.
Dans les allées, les visiteurs découvrent une diversité impressionnante de créations : cuir, bois, textile, métal ou matières naturelles. Pour de nombreux artisans, le salon constitue une vitrine rare, offrant la possibilité de nouer des contacts professionnels, d’attirer des acheteurs ou de conquérir de nouveaux marchés, y compris dans les pays voisins.
Si la créativité est à l’honneur, le salon permet également de mettre en lumière les défis rencontrés par les artisans, tels que la hausse du coût des transports, les difficultés d’approvisionnement en matières premières et la pression sur les marges. La vente directe et les commandes obtenues lors de ce type d’événement restent essentielles pour la pérennité de leurs activités.
Le programme inclut des démonstrations, ateliers techniques et rencontres professionnelles, ciblant des filières à fort potentiel telles que le bogolan, la vannerie, la maroquinerie, la bijouterie et la sculpture sur bois. L’objectif est d’améliorer la qualité des produits, de renforcer la compétitivité des ateliers et de stimuler la créativité des jeunes artisans.
À l’heure où le gouvernement multiplie les initiatives pour encourager la consommation locale, le SIAMA se positionne comme un levier pour soutenir les revenus, créer des emplois et affirmer l’identité culturelle du Mali. Pour les artisans, ces dix jours représentent une opportunité cruciale de stabiliser leurs activités, de développer leurs réseaux et de renforcer leur présence sur le marché national et régional.
En somme, cette cinquième édition du SIAMA illustre la vitalité d’un secteur central dans la vie économique et sociale du Mali, tout en affirmant son rôle stratégique dans la promotion du patrimoine culturel et de l’innovation artisanale.
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