À l’orée de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations, que le Maroc s’apprête à accueillir, le football africain se tourne vers son passé. Depuis près de 70 ans, la CAN raconte bien plus qu’une succession de vainqueurs : elle reflète l’histoire du continent, ses mutations et ses grandes heures sportives, de l’Égypte pionnière en 1957 à la Côte d’Ivoire, sacrée en 2023.
La première CAN voit l’Égypte poser les bases de la compétition continentale. Dans les années 1960, l’Éthiopie (1962) puis le Ghana (1963, 1965) s’imposent comme des références, faisant du football un puissant facteur d’unité panafricaine. Le Zaïre rejoint le cercle des champions en 1968, confirmant l’élargissement géographique et symbolique du tournoi.
Les années 1970 consacrent la diversité avec les sacres du Soudan (1970), du Congo-Brazzaville (1972) et du Maroc (1976), avant le retour du Ghana en 1978. La décennie suivante est marquée par l’émergence de nouvelles puissances : le Nigeria (1980), le Cameroun (1984, 1988) et l’Égypte (1986). L’Algérie s’illustre en 1990, tandis que la Côte d’Ivoire remporte en 1992 une finale restée dans les annales.
Les années 1990 et 2000 voient éclore des générations mythiques. Le Nigeria triomphe en 1994, l’Afrique du Sud en 1996, dans un contexte de renaissance nationale, tandis que le Cameroun domine le début du nouveau millénaire (2000, 2002), emmené par Samuel Eto’o. L’Égypte, elle, marque l’histoire en alignant trois sacres consécutifs entre 2006 et 2010.
En 2012, la Zambie offre au continent l’un de ses moments les plus émouvants, avant que la CAN ne consacre successivement le Nigeria (2013), la Côte d’Ivoire (2015), le Cameroun (2017), l’Algérie (2019), le Sénégal (2021) et la Côte d’Ivoire (2023).
Avec sept titres, l’Égypte reste la nation la plus couronnée, devant le Cameroun et le Ghana. À l’heure où le Maroc s’apprête à accueillir l’élite du football africain, la CAN 2025 promet de s’inscrire dans cette riche continuité, entre héritage, ferveur populaire et nouvelles ambitions.
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