Le président béninois Patrice Talon a officiellement promulgué, le mercredi 17 décembre 2025, la loi de révision de la Constitution consacrant deux changements majeurs de l’architecture institutionnelle du pays : le passage au septennat pour les mandats électifs et la création d’un Sénat.
Adoptée par l’Assemblée nationale le 14 novembre, la loi N°2025-20 a acquis force exécutoire après sa validation par la Cour constitutionnelle, qui s’est prononcée le 12 décembre. Saisie par le chef de l’État ainsi que par plusieurs députés et citoyens, la haute juridiction a jugé l’ensemble des amendements conformes à la Constitution du 11 décembre 1990, levant ainsi les derniers obstacles juridiques à leur entrée en vigueur.
La réforme introduit un allongement de cinq à sept ans des mandats du président de la République, des députés et des élus locaux. Elle consacre également le bicamérisme, avec l’institution d’un Sénat appelé à compléter le travail législatif de l’Assemblée nationale. La chambre haute devrait compter entre 25 et 30 membres, dont les modalités de désignation seront précisées par une loi organique.
En Conseil des ministres, le chef de l’État a pris acte de la décision des Sages et a entériné la promulgation du texte, marquant une étape décisive dans l’évolution du cadre institutionnel béninois.
Cette révision intervient dans un contexte politique et sécuritaire sensible, marqué par une récente tentative de coup d’État avortée. Elle constitue la deuxième modification majeure de la Loi fondamentale depuis le Renouveau démocratique, après celle intervenue en novembre 2019.
Avec l’entrée en vigueur de cette réforme, le Bénin engage une reconfiguration durable de ses institutions, appelée à influencer la gouvernance et la pratique démocratique dans les années à venir.
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