Le général Mamadi Doumbouya, président de la transition et candidat à l’élection présidentielle de ce dimanche, a voté au Centre de santé de Boulbinet, dans la commune de Kaloum à Conakry, en présence de son épouse. À cette occasion, il a exhorté les citoyens guinéens à se rendre massivement aux urnes dans un climat de paix et de discipline.
Après avoir glissé son bulletin dans l’urne, le chef de l’État a lancé un message à la nation, invitant chaque Guinéenne et chaque Guinéen à participer au scrutin « dans la sérénité, le respect des règles et l’esprit républicain ». Il a également appelé à l’unité nationale et à la poursuite de la construction d’une Guinée stable et tournée vers l’avenir.
Le vote de ce dimanche marque une étape majeure de la transition politique engagée depuis septembre 2021, date du renversement de l’ancien président Alpha Condé. Il s’agit de la première élection présidentielle organisée dans le pays depuis cet événement. Le scrutin a démarré à 7h00 (heure locale) sur l’ensemble du territoire national.
Au total, plus de 6,7 millions d’électeurs sont inscrits pour départager neuf candidats retenus par la Cour suprême, dans 23 623 bureaux de vote installés en Guinée et à l’étranger. Les autorités électorales ont assuré que les dispositions logistiques et sécuritaires nécessaires ont été prises afin de garantir un déroulement normal du processus.
La Direction générale des élections (DGE) a, à la veille du vote, réaffirmé sa volonté d’organiser un scrutin crédible, transparent et apaisé. Elle a également salué le civisme des acteurs politiques engagés dans la campagne.
Sur le terrain, plusieurs missions d’observation internationales suivent le déroulement du scrutin. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’Union africaine (UA), l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Union du Fleuve Mano ont déployé des observateurs à Conakry et à l’intérieur du pays.
Le chef de la mission de la Cédéao, Abdoulie Janneh, a conduit des consultations avec les autorités nationales, notamment la Cour suprême, le gouvernement et le ministère des Affaires étrangères, afin de coordonner l’action des observateurs et d’évaluer la régularité du processus électoral.
La présidentielle se déroule toutefois dans un contexte politique sensible, marqué par l’absence de plusieurs figures de l’opposition traditionnelle, une situation qui alimente les débats sur l’inclusivité du scrutin.
Les résultats provisoires sont attendus dans les 48 heures suivant la fermeture des bureaux de vote, conformément au calendrier communiqué par la Direction générale des élections.
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