La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a assuré que le quadruple scrutin organisé dimanche 28 décembre s’est déroulé dans un environnement sécurisé, malgré un contexte politique et sécuritaire sensible.
Selon la MINUSCA, le vote, qui a concerné les élections présidentielle, législatives, régionales et municipales, s’est déroulé dans un climat globalement apaisé sur l’ensemble du territoire. Ce bon déroulement a été rendu possible grâce au Plan intégré de sécurisation des élections (PISE), avec l’appui des forces nationales de défense et de sécurité et des contingents onusiens, garantissant la protection des électeurs, des bureaux de vote et du matériel électoral avant, pendant et après le scrutin.
Des patrouilles conjointes et une présence dissuasive renforcée, coordonnées avec les autorités centrafricaines, ont permis de prévenir les incidents majeurs et d’assurer la libre participation des électeurs. La mission onusienne a indiqué qu’elle resterait mobilisée durant toute la phase postélectorale afin de contribuer à la stabilité du pays.
Le scrutin s’est tenu dans 6 762 bureaux de vote répartis sur 3 910 centres nationaux et 62 bureaux pour la diaspora, avec 2 398 158 électeurs inscrits. Les opérations de vote ont eu lieu de 6 heures à 18 heures.
Dans la soirée, l’Autorité nationale des élections (ANE) a dénoncé la diffusion de fausses statistiques et de résultats fictifs sur les réseaux sociaux. Le président de l’ANE, le Dr Morouba Mathias Barthelémy, a rappelé que seuls les canaux officiels de l’institution sont habilités à publier les résultats provisoires, qui seront proclamés le 5 janvier 2026.
La présidentielle mettait en lice sept candidats validés par la Cour constitutionnelle, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra, candidat à un troisième mandat. Le scrutin s’est déroulé dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants et des débats sur l’inclusivité du processus électoral.
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