À l’occasion de ses vœux de nouvel an, l’ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a livré un message au ton offensif, dressant un constat sévère de la situation politique nationale à l’issue des élections de 2025. Depuis son exil, il invite l’opposition à se mobiliser autour d’une alternative crédible et unie pour l’année 2026.
Selon l’ex-président de l’Assemblée nationale, l’année 2025 a été marquée par une dégradation du climat politique et social en Côte d’Ivoire. Il évoque des fractures profondes, alimentées, à ses yeux, par une gouvernance qui privilégie l’exclusion au détriment de la réconciliation nationale.
Guillaume Soro s’est longuement attardé sur les scrutins présidentiel et législatif de 2025, qu’il juge dépourvus de consensus et d’équité. Il estime que ces consultations ont accentué la rupture de confiance entre les citoyens et les institutions, citant des taux d’abstention élevés et des violences post-électorales. Pour lui, le processus électoral est devenu un facteur récurrent d’instabilité.
Dans son adresse, l’ancien chef du gouvernement a également dénoncé les atteintes aux libertés politiques, exprimant sa solidarité avec les prisonniers politiques, les exilés et toutes les victimes de violences. Il a condamné le recours à la répression comme mode de gestion des divergences politiques.
Malgré ce tableau qu’il qualifie de préoccupant, Guillaume Soro dit croire en la capacité du peuple ivoirien à surmonter les épreuves. Il affirme que 2026 doit ouvrir une nouvelle page, fondée sur la justice, l’équité et le respect des droits.
S’adressant à l’opposition, il a lancé un appel à la fin des divisions et des rivalités internes, estimant qu’aucune ambition personnelle ne doit primer sur l’intérêt national. Il plaide pour l’élaboration d’un projet politique commun, capable de répondre aux attentes des populations.
Guillaume Soro a enfin réaffirmé son engagement aux côtés des militants de Générations et Peuples Solidaires (GPS) et appelé la jeunesse ivoirienne à refuser la résignation. Il a salué le rôle des femmes dans la résistance sociale et politique, avant de conclure en souhaitant une année 2026 placée sous le signe du courage, de la dignité et de l’unité nationale.
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