Le président sortant de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a remporté l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 dès le premier tour, en obtenant 76,15 % des voix, selon les résultats provisoires rendus publics le 5 janvier par l’Autorité nationale des élections (ANE). Cette victoire lui ouvre la voie à un troisième mandat consécutif à la tête de l’État.
Le scrutin s’est déroulé sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, dans un contexte institutionnel inédit. Les électeurs étaient appelés aux urnes pour des élections présidentielle, législatives, régionales et municipales, organisées dans 6 762 bureaux de vote, dont 62 dédiés à la diaspora. Plus de 2,39 millions d’électeurs étaient inscrits sur les listes électorales.
Sous la bannière du Mouvement Cœurs Unis (MCU), Faustin-Archange Touadéra a totalisé 894 556 suffrages sur 1 174 759 bulletins valablement exprimés, confirmant sa position de favori dans une compétition réunissant sept candidats. Son principal adversaire, Anicet Georges Dologuele de l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), arrive en deuxième position avec 14,66 % des voix.
Les autres candidats se sont classés loin derrière : Henri-Marie Dondra (UNIR) avec 3,19 %, Marcelin Yalemende (indépendant) 2,13 %, Serge Ghislain Djorie (CAPNCA) 1,87 %, Eddy Symphorien Kparekouti (PUR) 1,04 % et Aristide Briand Reboas (PCD) 0,95 %.
Le taux de participation s’établit à 52,42 %, avec 1 254 376 votants, dont 647 287 hommes et 607 089 femmes. L’ANE a enregistré 40 231 bulletins nuls et 39 386 bulletins blancs, tandis que la compilation a porté sur 84,39 % des bureaux de vote ouverts.
Au pouvoir depuis 2016, Faustin-Archange Touadéra bénéficiait de la révision constitutionnelle adoptée en 2023, qui a supprimé la limitation des mandats présidentiels. La campagne et le scrutin se sont déroulés dans un climat marqué par des enjeux sécuritaires et une opposition divisée, certains regroupements contestant le processus électoral.
Les résultats annoncés par l’ANE demeurent provisoires et doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs.
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