Le contentieux post-électoral des législatives du 27 décembre 2025 a connu son épilogue. Le Conseil constitutionnel a rejeté la requête d’Assalé Tiémoko Antoine, candidat dans la circonscription de Morokro–Tiassalé (n°007), la déclarant recevable mais « mal fondée ». Cette décision confirme l’élection d’Alpha Sanogo en tant que député. Sur les 61 recours déposés après le scrutin, seules deux ont été jugées valides, entraînant l’annulation et la reprise des élections dans les circonscriptions concernées.
Sur sa page Facebook, Assalé Tiémoko a réagi avec un mélange de calme apparent et de défiance. « Je n’éprouve même pas de colère », a-t-il écrit, dénonçant néanmoins un processus qu’il juge « inéquitable ». Selon lui, sa requête, déposée le 5 janvier par ses avocats, reposait sur 127 procès-verbaux lui donnant une avance de 1 356 voix sur son adversaire.
L’ancien député a surtout pointé un manquement au principe du contradictoire, affirmant que son adversaire avait pu consulter ses arguments et y répondre, alors que lui-même n’avait pas été mis en mesure de se défendre. « Je ne sais pas sur quelle base ma requête a été jugée “mal fondée” », a-t-il ajouté, soulignant que ses avocats n’avaient pas été officiellement notifiés de la décision.
Dans une déclaration qui laisse transparaître inquiétude et frustration, Assalé Tiémoko a écrit : « Je suis simplement dans l’attente de la prochaine étape de ce projet : les menottes. Que Dieu nous garde ! »
Malgré cette réaction, la décision du Conseil constitutionnel est définitive : Alpha Sanogo est confirmé député de Morokro–Tiassalé. L’installation de la nouvelle Assemblée nationale se fera donc sans Assalé Tiémoko.
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