Éliminée en quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 par l’Égypte au terme d’un match disputé et spectaculaire (3-2), la Côte d’Ivoire voit s’évanouir son rêve de doublé continental. Dans le vestiaire, à l’issue de la rencontre, le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF), Idriss Diallo, a livré un message fort aux Éléphants, mêlant lucidité, responsabilité collective et projection vers l’avenir.
Championne d’Afrique en titre, la sélection ivoirienne abordait cette CAN avec de grandes ambitions. Mais face à une Égypte expérimentée et pragmatique, les Éléphants ont fini par céder. Un revers douloureux que le patron du football ivoirien a tenu à analyser sans excès, refusant de réduire cette élimination à un simple échec.
Devant les joueurs et le staff technique, Idriss Diallo a d’abord salué l’engagement total du groupe. Il a rappelé les sacrifices consentis par les internationaux ivoiriens, parfois au détriment de leurs familles et de leurs clubs. « Vous avez laissé vos familles, vos clubs, parfois même vos places de titulaires. La Nation ne l’oubliera pas », a-t-il insisté.
Si l’objectif de conserver le trophée n’a pas été atteint, le président de la FIF nuance le terme d’échec. « On peut considérer que c’est un échec parce que l’objectif n’a pas été atteint. Mais pour moi, ce n’est pas un échec », a-t-il déclaré, estimant que les bases du projet sportif demeurent solides.
Lucide, Idriss Diallo n’a toutefois pas éludé les insuffisances observées lors de la rencontre, notamment le but concédé très tôt. « Prendre un but après cinq minutes contre l’Égypte, c’est presque du hara-kiri », a-t-il regretté, soulignant l’importance de la concentration, un point sur lequel, assure-t-il, des enseignements seront tirés sur le plan technique.
Dans un esprit fédérateur, le président de la FIF a assumé une responsabilité collective. « Ce n’est la faute de personne en particulier. Nous sommes un groupe : on gagne ensemble, on perd ensemble », a-t-il martelé, protégeant joueurs et encadrement de toute stigmatisation.
Idriss Diallo a également exprimé sa gratitude au Président de la République et au gouvernement pour leur soutien, ainsi qu’au peuple ivoirien pour ses encouragements. Tout en présentant ses excuses aux supporters, il a rappelé que l’engagement des Éléphants n’a jamais fait défaut.
Déjà tourné vers l’avenir, le président de la FIF a enfin projeté le groupe vers le prochain grand objectif : la Coupe du monde 2026. La fenêtre FIFA de mars est d’ores et déjà identifiée comme une étape clé. « Nous sommes dans la construction d’un projet qui doit nous conduire au Mondial et nous permettre d’y réaliser la meilleure performance de notre histoire », a-t-il affirmé.
Concluant son intervention sur une note d’espoir, Idriss Diallo a appelé les joueurs à la résilience, qu’il considère comme une valeur cardinale de la mentalité ivoirienne. « Quand on est Ivoirien, on peut tomber, on peut souffrir, mais on n’abandonne jamais. Le combat continue et j’ai confiance en vous », a-t-il conclu.
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