Les autorités américaines ont décidé de suspendre, pour une durée indéterminée, le traitement des demandes de visas émanant du Nigéria et de 74 autres pays à partir du 21 janvier 2026. Cette mesure, révélée par une note interne du Département d’État, s’inscrit dans une vaste réévaluation des dispositifs de contrôle et de sélection des candidats à l’immigration.
Selon le document, les services consulaires sont invités à interrompre l’examen des dossiers et à appliquer strictement les dispositions légales existantes, le temps que Washington mène un audit complet de ses procédures migratoires. Aucune date de reprise n’a été communiquée à ce stade.
Interrogé sur cette décision, le porte-parole du Département d’État, Tommy Piggott, a indiqué que cette suspension vise à renforcer les mécanismes de vérification afin de limiter l’entrée de ressortissants étrangers susceptibles de peser sur les systèmes d’aides sociales. Il a précisé que la mesure restera en vigueur jusqu’à l’achèvement de l’examen en cours.
Le Nigéria, directement concerné, applique avec les États-Unis un principe de réciprocité en matière de visas. Celui-ci prévoit une harmonisation des conditions d’octroi, notamment en ce qui concerne les frais, la durée de validité et le nombre d’entrées autorisées. Toute évolution du régime américain pourrait ainsi entraîner des ajustements similaires du côté nigérian.
La liste des pays touchés couvre une large zone géographique. En Afrique, figurent notamment l’Algérie, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, le Maroc, le Rwanda, le Sénégal, la Somalie, le Soudan, la Tunisie et l’Ouganda. Plusieurs pays d’Asie, d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Europe de l’Est sont également concernés.
La suspension inclut aussi des États classés comme sensibles sur le plan sécuritaire ou diplomatique, parmi lesquels l’Afghanistan, l’Iran, l’Irak, la Russie, la Syrie, le Yémen et le Soudan du Sud, portant à 75 le nombre total de pays visés par la décision.
À ce jour, les autorités américaines n’ont donné aucune indication sur les critères précis qui présideront à la levée de cette suspension, laissant planer des incertitudes quant à l’avenir des demandes de visas en provenance des pays concernés.
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