Devant l’Assemblée législative de transition, le Premier ministre burkinabè Jean Emmanuel Ouédraogo a fait état d’une progression significative des opérations militaires, avec 74 % du territoire national désormais sous contrôle de l’État en 2025.
La reconquête du territoire burkinabè se poursuit à un rythme soutenu. Présentant, vendredi, son exposé sur la situation de la nation devant l’Assemblée législative de transition, le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo a annoncé que 74 % du territoire national est aujourd’hui sous contrôle gouvernemental.
Ce chiffre représente une progression de plus de trois points par rapport aux 72,70 % annoncés en août 2025 par le ministre d’État, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, le général Célestin Simporé. Il confirme la tendance haussière observée depuis 2023, année au cours de laquelle le taux de contrôle territorial s’établissait à 69 %.
Selon le chef du gouvernement, cette avancée s’est traduite sur le terrain par la libération de 442 villages, la réouverture de 73 préfectures et mairies, ainsi que la remise en service de plus de 600 écoles et de 38 structures sanitaires.
Ces résultats font suite à plusieurs succès militaires enregistrés en 2025, notamment la reconquête de la vallée du Sourou, la stabilisation de zones stratégiques telles que Diapaga et Djibo, et le redémarrage de la mine de Boungou, symbole du retour progressif de l’État dans des régions auparavant inaccessibles.
Pour soutenir cette dynamique, les autorités ont procédé à un renforcement des effectifs, avec le recrutement de milliers de militaires, policiers et Volontaires pour la défense de la patrie, appuyé par une mobilisation financière de 222 milliards de francs CFA via le Fonds de soutien patriotique.
Les autorités burkinabè présentent cette reconquête comme un indicateur clé du redressement sécuritaire du pays, confronté depuis près d’une décennie à une insurrection armée aux lourdes conséquences humaines et institutionnelles.
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