Le 12e congrès électif de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), prévu à Abidjan, a été suspendu par décision du juge des référés. Une décision que son président, Jean Claude Coulibaly, a qualifiée d’inédite et préoccupante lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de la Presse.
Selon la justice, la suspension se justifie par un « risque de trouble à l’ordre public » et par une enquête en cours concernant la carte d’identité professionnelle d’un candidat, Franck Ettien. Les travaux du XIIe congrès ordinaire sont ainsi arrêtés jusqu’à nouvel ordre, en attendant les suites judiciaires. L’UNJCI a annoncé son intention de faire appel.
« Une première dans l’histoire de notre Union »
Face à ses confrères, Jean Claude Coulibaly n’a pas caché son amertume. Il a insisté sur le caractère exceptionnel de la situation.
« Pour la première fois dans l’histoire de notre Union, nous sommes empêchés de nous réunir souverainement pour renouveler nos instances et débattre de l’avenir de notre organisation », a-t-il déclaré.
Dans ses propos, le président de l’UNJCI a mis l’accent sur la dimension symbolique du congrès électif, présenté comme un moment d’expression démocratique interne. À ses yeux, la suspension ne concerne pas seulement un calendrier, mais touche au principe même d’autonomie de l’organisation.
Il a évoqué « l’amertume profonde » ressentie par de nombreux journalistes ivoiriens, rappelant que l’UNJCI s’est toujours construite sur le respect des textes et la légalité.
Défense de la liberté et appel à la dignité
Jean Claude Coulibaly a également tenu à réaffirmer les fondamentaux de l’Union : la défense de la liberté de la presse, la promotion de la confraternité et le respect de l’éthique professionnelle.
« L’UNJCI est plus grande que nos divergences. Elle survivra aux épreuves parce qu’elle est portée par l’idéal commun de défendre et d’honorer notre profession », a-t-il martelé.
Dans un ton à la fois ferme et rassembleur, il a appelé ses pairs au calme et à l’unité, invitant chacun à éviter toute escalade verbale ou tension inutile.
Continuité et recours
En attendant une éventuelle levée de la suspension, les instances dirigeantes actuelles continueront d’assurer la gestion courante de l’Union. Le président a confirmé que des voies de recours seront engagées afin de permettre la tenue du congrès dans les meilleurs délais.
Au-delà de l’aspect juridique, Jean Claude Coulibaly a voulu adresser un message politique et moral à la corporation : rester unis, dignes et fidèles à la mission d’informer.
La suspension du 12e congrès ouvre ainsi une phase d’incertitude pour l’UNJCI, mais son président assure que l’organisation saura surmonter cette épreuve.









