Face à la montée en puissance des plateformes numériques, le ministre Amadou Koné engage une réforme d’envergure pour reprendre le contrôle du secteur du transport en Côte d’Ivoire. Entre régulation des tarifs et protection des chauffeurs, le ton se durcit.
Un signal fort envoyé aux plateformes
Réunis autour de la table, les acteurs du secteur, dont les responsables de Yango, ont été confrontés à une ligne claire : mettre fin aux déséquilibres du marché.
Pour Amadou Koné, il n’est plus question de laisser évoluer un secteur stratégique sans encadrement strict. La priorité est double : protéger les usagers contre les variations excessives des prix, garantir une rémunération plus juste aux conducteurs
Une réforme structurée et encadrée
Pour traduire cette volonté en actes, un comité technique sera installé dès avril 2026.
Ce cadre de concertation réunira l’ensemble des parties prenantes — administration, plateformes, chauffeurs et consommateurs — avec un délai de trois mois pour proposer un dispositif réglementaire complet, appelé à être validé par le gouvernement.
Des mesures fortes sur la table
Le chantier engagé s’articule autour de plusieurs leviers destinés à rééquilibrer le secteur :
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plafonnement des commissions des plateformes,
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instauration d’un tarif minimum pour sécuriser les revenus des chauffeurs,
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encadrement du surge pricing, souvent critiqué pour ses hausses brutales,
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exigence de transparence des algorithmes,
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ajustement automatique des tarifs selon le contexte économique,
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création d’un outil de comparaison des prix pour les clients.
Autant de mesures qui traduisent une volonté d’imposer plus de lisibilité et d’équité dans un marché en pleine expansion.
Un secteur stratégique sous surveillance
Au-delà des aspects économiques, cette réforme s’inscrit dans une démarche globale de régulation du transport urbain.
En encadrant les VTC, l’État ivoirien entend aussi renforcer la sécurité routière, lutter contre certaines dérives et structurer un secteur devenu essentiel dans les grandes agglomérations.
Une ambition au-delà des frontières
À travers cette initiative, la Côte d’Ivoire affiche une ambition claire : devenir un référent africain en matière de régulation des plateformes de mobilité.
Un positionnement stratégique à l’heure où plusieurs pays du continent cherchent encore le bon équilibre entre innovation technologique et protection des acteurs locaux.
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