La convocation du 12e Congrès ordinaire de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), prévue le 25 mars 2026, intervient dans un climat particulièrement tendu, révélateur d’une crise interne qui ne cesse de s’enliser.
Dans un communiqué publié le 21 mars, le président du Conseil d’administration, Bertin N’Guessan, affirme vouloir préserver la légalité et l’ordre institutionnel, alors que des tentatives de perturbation du fonctionnement de l’organisation sont évoquées.
Derrière cette formulation, c’est une lutte d’influence qui semble se jouer au sein de la faîtière des journalistes ivoiriens. Contestations autour des candidatures, remises en cause des procédures internes, tensions entre camps rivaux : autant d’éléments qui fragilisent la cohésion de l’organisation à l’approche d’un rendez-vous crucial.
Le Conseil d’administration insiste sur le caractère souverain du congrès, seul habilité à trancher les différends et à renouveler les instances dirigeantes. Un rappel qui sonne comme une mise en garde face aux initiatives parallèles et aux pressions extérieures susceptibles de compromettre le processus en cours.
Dans ce contexte, le congrès du 25 mars s’annonce décisif. Au-delà du renouvellement des dirigeants, il pourrait redéfinir les équilibres internes et déterminer l’avenir de l’UNJCI, à un moment où la crédibilité de l’organisation est mise à l’épreuve.
Roland Y.







