Le mercredi 1er avril 2026, à Abidjan, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a procédé à la remise d’un important lot d’équipements techniques au Centre ivoirien pour le développement de la formation professionnelle, dans le cadre de son appui à la formation des jeunes.
Des équipements au service de l’apprentissage
Le don comprend 33 climatiseurs de type split ainsi qu’un groupe électrogène de 220 kVA. Bien que déclassés, ces équipements restent fonctionnels et seront utilisés comme supports pédagogiques pour les travaux pratiques dans les établissements de formation professionnelle.
Ils seront notamment affectés au Lycée professionnel des métiers de la mécanique et de l’électricité de Koumassi, spécialisé entre autres dans les filières du froid et de la climatisation. D’autres structures, notamment dans les domaines de l’électronique et de l’informatique, devraient également bénéficier d’initiatives similaires.
Un geste à double portée : solidarité et développement
Pour Yvan Kragbé Serge, chef du bureau national du HCR, cette action s’inscrit dans une logique de solidarité globale : « La Côte d’Ivoire a toujours été généreuse dans l’accueil des réfugiés. Notre manière de lui témoigner notre reconnaissance, c’est aussi d’accompagner la jeunesse à travers la formation. »
À travers cette initiative, le HCR réaffirme ainsi son engagement à soutenir à la fois les réfugiés et les communautés hôtes, en misant sur le développement des compétences.
Un appui concret face aux défis du secteur
La directrice du Centre ivoirien pour le développement de la formation professionnelle, Kadjata Diallo, a salué l’impact de ce partenariat : « Ces équipements, même déclassés, constituent un apport essentiel pour nos établissements. » Elle a insisté sur le fait que le manque de matériel didactique demeure un obstacle majeur à la formation technique, rendant ce type de soutien particulièrement stratégique.
Former aujourd’hui pour employer demain
Au-delà du geste symbolique, cette dotation participe au renforcement des capacités des centres de formation professionnelle et à l’amélioration de l’employabilité des jeunes en Côte d’Ivoire. Dans un contexte où la formation technique est un levier clé de développement, ce partenariat entre le HCR et le CIDFOR illustre une approche pragmatique : investir dans les compétences pour construire des perspectives durables.
Roland Yobouet








