Abidjan a accueilli le mardi 7 avril 2026 l’ouverture de l’Assemblée générale ordinaire de la PECoGEF, sous la présidence du ministre Délégué Adama Dosso. Cette rencontre régionale vise à faire des zones frontalières un levier stratégique d’intégration, de sécurité et de développement économique.
Pendant quatre jours, les participants des pays de l’espace ouest-africain vont travailler sur la consolidation d’une gouvernance intégrée et résiliente des espaces frontaliers, tout en renforçant la coopération transfrontalière.
La Côte d’Ivoire au centre de l’intégration régionale
S’exprimant au nom du Premier ministre Robert Beugré Mambé et de la ministre d’État Nialé Kaba, le ministre Adama Dosso a souhaité la bienvenue aux délégations ouest-africaines et a remercié les partenaires techniques et financiers, dont l’Union africaine, l’OIM et l’Union européenne.
Il a rappelé que la mise en place de la Politique nationale de gestion intégrée des frontières (PNGIF-CI), adoptée le 5 juin 2025, constitue une « boussole » pour orienter toutes les actions dans la région et assurer une sécurité humaine durable. « L’intégration de nos pays passe inéluctablement par la gestion intégrée de nos frontières », a-t-il souligné, invitant l’ensemble des partenaires à harmoniser leurs interventions autour de cette stratégie.
PECoGEF, moteur de coopération et de développement
Pour Francis Langumba Keili, cette assemblée générale est l’occasion de consolider l’ancrage institutionnel de la plateforme, de valider ses textes et d’adopter une stratégie régionale pour la mobilisation des ressources. Le secrétaire exécutif, Diakalidia Konaté, a insisté sur le rôle central des frontières : « Nos défis ne s’arrêtent pas aux frontières. La frontière n’est plus un mur, elle est un territoire de vie et de coopération. »
L’objectif est de faire de la PECoGEF un centre d’intelligence stratégique, capable de coordonner la sécurité, le développement et l’intégration à l’échelle régionale.
Engagement des partenaires et prochaines étapes
David Preux, chef de mission de l’OIM, a réaffirmé le soutien de son institution à la gouvernance harmonisée des frontières, en lien avec le Mécanisme intégré pour la stabilité des frontières (IBSM). Les travaux de l’assemblée générale se poursuivront jusqu’au 10 avril 2026 et viseront la validation des textes fondateurs ainsi que l’adoption d’une feuille de route pour des frontières ouest-africaines sécurisées, pacifiées et pleinement intégrées.
Avec cette initiative, la Côte d’Ivoire réaffirme son rôle de leader dans la consolidation de la sécurité et de l’intégration régionale, transformant les zones frontalières en moteurs de développement durable pour l’Afrique de l’Ouest.
Dina Light







