La Coalition Plus
regroupant les agents des collectivités territoriales
a lancé, le mardi 9 septembre 2025, une grève de 7 jours pour dénoncer le non-paiement des indemnités promises par l’État. Mais l’appel n’a pas fait l’unanimité : si certaines communes ont fermé, beaucoup d’autres ont continué à fonctionner, révélant un mouvement fragmenté.
Le mot d’ordre de grève lancé par la Coalition Plus peine à rallier toutes les régions. Dans le Haut-Sassandra, le Lôh-Djiboua, le Bafing ou encore le Gbêkê, les mairies ont gardé leurs portes ouvertes. À l’inverse, dans le N’Zi ou le Sud-Comoé, plusieurs communes ont paralysé leurs services.
Cette disparité s’explique en partie par les divisions syndicales. Sept organisations majeures, réunies au sein d’une Plateforme (SYNAPECOCI, SYNAMCI, SYNAPOMU-CI, MODDAMCI, SYNARDCI, SYNAPRECI, SYNAPECODI), ont refusé de suivre le mouvement, préférant miser sur le dialogue social entamé avec le gouvernement.
Pour la Coalition Plus, la grève incarne « un cri de détresse » des agents municipaux et régionaux, souvent oubliés dans les engagements sociaux de l’État. Mais la Plateforme réplique en mettant en avant les acquis récents : indemnité de logement, prime de fin d’année, harmonisation des retraites, revalorisation de la prime de transport.
Entre exaspération et volonté de compromis, la fracture syndicale brouille le message.
LFL








