Au lendemain de son appel à relancer le processus électoral, Pascal Affi N’Guessan, président du FPI, a reçu vendredi 12 septembre 2025 une délégation de l’Ambassade des États-Unis. Entre indignation et détermination, l’ancien Premier ministre réaffirme sa lutte pour un scrutin transparent et inclusif, au moment où le pouvoir fait face à une opposition en colère.
Le vendredi 12 septembre 2025 aux Deux-Plateaux Vallons, Affi N’Guessan a ouvert les portes de son parti à Jennifer Bah, responsable politico-économique de l’ambassade des États-Unis, et à son assistant Landry Dohou Bi. Entouré de ses cadres, il n’a pas caché sa colère et sa détermination : l’exclusion de sa candidature est, selon lui, une manœuvre arbitraire destinée à neutraliser l’opposition et verrouiller le pouvoir en place.
« Le Conseil constitutionnel nous attribue 46 546 parrainages alors que nous en avons 44 382. C’est un crime presque parfait, mais nous n’allons pas nous taire », a lancé Affi, annonçant avoir saisi le procureur pour identifier les responsables de cette falsification. Pour lui, il est urgent de reprendre le scrutin depuis zéro, sur des bases transparentes, et de refuser toute candidature anticonstitutionnelle du président sortant.
Cette rencontre survient dans un contexte de mobilisation intense. Affi N’Guessan et Laurent Gbagbo se sont retrouvés le 10 septembre pour construire un front commun, déterminé à défendre les droits des citoyens et à faire respecter la loi face aux dérives du pouvoir. Les consultations se multiplient dans tout le pays, alors que l’opposition se prépare à résister collectivement et à faire entendre la voix du peuple.
Même si les États-Unis n’ont pas communiqué sur cette audience, leur présence est un signal puissant : le monde observe, et la communauté internationale suit de près la bataille pour la démocratie en Côte d’Ivoire. Pour Affi et ses partisans, le message est clair : le combat continue, et la lutte pour une élection juste et transparente est plus que jamais d’actualité.
LFL







